universitaire de France)Publié hier à 06h30, mis à jour hier à 08h51  

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Carte blanche. La dernière réédition de l’ouvrage Le Métier de sociologue, de Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron tombe à point nommé, à un moment où la sociologie connaît autant de mésusages que d’attaques. Publié pour la première fois en 1968, réédité plusieurs fois et devenu difficile à trouver, cet ouvrage s’inscrit dans la filiation des Règles de la méthode sociologique, d’Emile Durkheim (1895) : il s’agit alors pour les trois auteurs de proposer une épistémologie consolidée, à une époque marquée par la naissance des premiers cursus universitaires de sociologie et un certain succès éditorial et médiatique de la discipline, comme le rappelle Paul Pasquali, chercheur au CNRS, dans une longue préface éclairante.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  « L’éthique de la recherche, c’est la capacité à distinguer les enjeux, à ne pas glisser de la théorie vers l’idéologie »

La sociologie est-elle une science comme les autres ? La question pourrait surprendre. Elle est pourtant régulièrement posée, souvent sous des formes remettant plus drastiquement encore en doute sa scientificité. En effet, les frontières parfois floues entre discours savant et « sens commun » incitent les moins prudents à confondre les deux. Cette « sociologie spontanée » est précisément l’une des cibles de cet ouvrage devenu un classique des sciences sociales.

Ni théorie pure ni naïveté empirique

Bourdieu, Chamboredon et Passeron tracent un sillon caractérisé par une pratique de l’enquête à la fois vigilante sur elle-même et étroitement imbriquée à la théorie : il s’agit de ne tomber ni dans l’essayisme, ni dans la théorie pure, ni dans une forme de naïveté empirique où les faits parleraient d’eux-mêmes. Par là, ils mettent en garde les sociologues contre eux et elles-mêmes.

Faire œuvre de sociologue consiste d’abord à ne pas céder un pouce de terrain à une série de croyances persistantes – par exemple, l’existence d’une irréductible liberté du sujet, notion qui ne résiste pas à la prise en compte des contextes historiques, sociaux et économiques au sein desquels évoluent les individus.

Au-delà d’une nécessaire rupture avec les idées reçues, la pratique de la sociologie implique également de ne pas se penser, en tant que scientifique, hors du monde social : le choix des objets d’étude, des méthodes, des théories est le produit de trajectoires et positions sociales particulières, qui doivent faire l’objet d’un travail réflexif. Enfin, comme ils l’écrivent, « si, comme dit Bachelard, “tout chimiste doit combattre en lui l’alchimiste”, tout sociologue doit combattre en lui-même le prophète social que son public lui demande d’incarner ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Débat sur la recherche : les étudiants en sciences humaines et sociales, entre colère et désarroi

On est loin, ici, d’un savoir immédiat porté sur un monde social transparent et de l’image d’une discipline dogmatique, dotée de grilles d’interprétations quasi automatiques destinées à nourrir des lectures simplistes. Le métier de sociologue ici explicité et promu n’est pas un modèle unique à imiter, mais bien plutôt le produit d’un rejet des dichotomies et des ralliements inconditionnels à un auteur plutôt qu’à un autre.

Ce métier du sociologue va de pair avec l’attachement à un usage réfléchi de l’ensemble des méthodes de recherche, qu’elles soient statistiques ou qu’elles placent le corps du ou de la sociologue au cœur de son terrain d’enquête. Cette pratique est faite d’allers-retours entre enquête et théorie, mais aussi entre recherche et enseignement, et entre démarche collective, au sein d’équipes et d’ateliers de recherche, et recherche individuelle.

En plus de reconstituer l’histoire intellectuelle de l’ouvrage, Paul Pasquali insiste ainsi sur ce qui constitue toujours aujourd’hui le cœur de ce métier et que l’on peut résumer par les termes de nuance et de prudence. Nuance, prudence, déconstruction des idées reçues et dévoilement de ce qui structure l’ordre social : la colonne vertébrale de ce métier, ce travail de la preuve, pourrait bien être ce qui constitue les raisons des malentendus, des déceptions et des inimitiés qu’il suscite lorsqu’il est tantôt invité, tantôt caricaturé au sein de jeux médiatiques et partisans qui fonctionnent selon des principes bien différents.EHESS

« Le Métier de sociologue », Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron. Editions EHESS, février 2021, 576 p., 18 €.Afficher le texte des messages précédentsMerci beaucoup🌾Masquer les messages précédents
Le jeu. 15 avr. 2021 à 11:49, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :

universitaire de France)Publié hier à 06h30, mis à jour hier à 08h51  

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Carte blanche. La dernière réédition de l’ouvrage Le Métier de sociologue, de Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron tombe à point nommé, à un moment où la sociologie connaît autant de mésusages que d’attaques. Publié pour la première fois en 1968, réédité plusieurs fois et devenu difficile à trouver, cet ouvrage s’inscrit dans la filiation des Règles de la méthode sociologique, d’Emile Durkheim (1895) : il s’agit alors pour les trois auteurs de proposer une épistémologie consolidée, à une époque marquée par la naissance des premiers cursus universitaires de sociologie et un certain succès éditorial et médiatique de la discipline, comme le rappelle Paul Pasquali, chercheur au CNRS, dans une longue préface éclairante.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  « L’éthique de la recherche, c’est la capacité à distinguer les enjeux, à ne pas glisser de la théorie vers l’idéologie »

La sociologie est-elle une science comme les autres ? La question pourrait surprendre. Elle est pourtant régulièrement posée, souvent sous des formes remettant plus drastiquement encore en doute sa scientificité. En effet, les frontières parfois floues entre discours savant et « sens commun » incitent les moins prudents à confondre les deux. Cette « sociologie spontanée » est précisément l’une des cibles de cet ouvrage devenu un classique des sciences sociales.

Ni théorie pure ni naïveté empirique

Bourdieu, Chamboredon et Passeron tracent un sillon caractérisé par une pratique de l’enquête à la fois vigilante sur elle-même et étroitement imbriquée à la théorie : il s’agit de ne tomber ni dans l’essayisme, ni dans la théorie pure, ni dans une forme de naïveté empirique où les faits parleraient d’eux-mêmes. Par là, ils mettent en garde les sociologues contre eux et elles-mêmes.

Faire œuvre de sociologue consiste d’abord à ne pas céder un pouce de terrain à une série de croyances persistantes – par exemple, l’existence d’une irréductible liberté du sujet, notion qui ne résiste pas à la prise en compte des contextes historiques, sociaux et économiques au sein desquels évoluent les individus.

Au-delà d’une nécessaire rupture avec les idées reçues, la pratique de la sociologie implique également de ne pas se penser, en tant que scientifique, hors du monde social : le choix des objets d’étude, des méthodes, des théories est le produit de trajectoires et positions sociales particulières, qui doivent faire l’objet d’un travail réflexif. Enfin, comme ils l’écrivent, « si, comme dit Bachelard, “tout chimiste doit combattre en lui l’alchimiste”, tout sociologue doit combattre en lui-même le prophète social que son public lui demande d’incarner ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Débat sur la recherche : les étudiants en sciences humaines et sociales, entre colère et désarroi

On est loin, ici, d’un savoir immédiat porté sur un monde social transparent et de l’image d’une discipline dogmatique, dotée de grilles d’interprétations quasi automatiques destinées à nourrir des lectures simplistes. Le métier de sociologue ici explicité et promu n’est pas un modèle unique à imiter, mais bien plutôt le produit d’un rejet des dichotomies et des ralliements inconditionnels à un auteur plutôt qu’à un autre.

Ce métier du sociologue va de pair avec l’attachement à un usage réfléchi de l’ensemble des méthodes de recherche, qu’elles soient statistiques ou qu’elles placent le corps du ou de la sociologue au cœur de son terrain d’enquête. Cette pratique est faite d’allers-retours entre enquête et théorie, mais aussi entre recherche et enseignement, et entre démarche collective, au sein d’équipes et d’ateliers de recherche, et recherche individuelle.

En plus de reconstituer l’histoire intellectuelle de l’ouvrage, Paul Pasquali insiste ainsi sur ce qui constitue toujours aujourd’hui le cœur de ce métier et que l’on peut résumer par les termes de nuance et de prudence. Nuance, prudence, déconstruction des idées reçues et dévoilement de ce qui structure l’ordre social : la colonne vertébrale de ce métier, ce travail de la preuve, pourrait bien être ce qui constitue les raisons des malentendus, des déceptions et des inimitiés qu’il suscite lorsqu’il est tantôt invité, tantôt caricaturé au sein de jeux médiatiques et partisans qui fonctionnent selon des principes bien différents.EHESS

« Le Métier de sociologue », Pierre Bourdieu, Jean-Claude Chamboredon et Jean-Claude Passeron. Editions EHESS, février 2021, 576 p., 18 €.Le jeu. 15 avr. 2021 à 09:00, M E <ernst.m2@gmail.com> a écrit :
Bonjour JacquesAurais-tu toi ou un/une ami (e) qui aurait l’article en clair ?Merci d’avance Monique 
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2021/04/14/faire-uvre-de-sociologue-consiste-d-abord-a-ne-pas-ceder-un-pouce-de-terrain-a-une-serie-de-croyances-persistantes_6076708_1650684.htmlLe mar. 13 avr. 2021 à 21:52, M E <ernst.m2@gmail.com> a écrit :
Ok, merci ! 
Le mar. 13 avr. 2021 à 21:23, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :
C’est parce qu’ils sont en e-pub, ce qui réclame un traitement à part, que j’essaierai de te communiquer plus tard.Le mar. 13 avr. 2021 à 21:19, M E <ernst.m2@gmail.com> a écrit :

Bonsoir Jacques
Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrive pas à ouvrir ces fichiers.
Merci
Monique

Essais III by Bouveresse Jacques (z-lib.org).epub
305KLe Philosophe chez les autophages by Bouveresse Jacques (z-lib.org).epub
186KEssais V by Bouveresse Jacques (z-lib.org).epub
301KA Temps et à contretemps by Bouveresse Jacques (z-lib.org).epub
275KProdiges et vertiges de lanalogie by Jacques Bouveresse (z-lib.org).epub
138KQuest-ce quun système philosophique by Bouveresse Jacques (z-lib.org).epub
725KLe mar. 13 avr. 2021 à 09:41, M E <ernst.m2@gmail.com> a écrit :
Merci
Le mar. 13 avr. 2021 à 03:27, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :
https://www.youtube.com/watch?v=4GP0clLsetc

Le lun. 12 avr. 2021 à 14:35, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :
Parfait.
J.Le lun. 12 avr. 2021 à 13:54, M E <ernst.m2@gmail.com> a écrit :
Merci tellement Nous allons faire exactement ce que tu nous dis et dans l’ordre.Je me mets à l’édition…et je commande de l’encre !!BisesMonique 
Le lun. 12 avr. 2021 à 13:21, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :
Il faut une imprimante.Et commencer par l’entretien, Le. philosophe et le réel, et les conférences, À temps et à contretemps. Et Prodiges et vertiges. Le livre sur Bourdieu. Schmock. Peut-on ne pas croire?  Rationalité et cynisme. Le philosophe chez les autophages. Le reste est plus difficile, et requier d’autres lectures, notamment Musil. J.

 Bourdieu, savant politique by Jacques Bouveres…

 Rationalite et cynisme by Jacques Bouveresse (z…

 Dans le labyrinthe, nécessité, contingence et l…

 Lhomme probable Robert Musil, le hasard, la mo…

 Le mythe de lintériorité by Jacques Bouveresse …

 Satire et prophétie les voix de Karl Kraus by … de l’analogie.

 La connaissance de lécrivain sur la littératur…

 Peut-on ne pas croire Sur la vérité, la croya…

 Essais Wittgenstein, la modernité, le progrès …

 Hermeneutique et linguistique suivi de Wittgens…

 Le pays des possibles Wittgenstein, les mathém…

 Essais Lépoque, la mode, la morale, la satire …

 Essais Descartes, Leibniz, Kant by Jacques Bou…

 La force de la regle Wittgenstein et linvention…

 Essais Pourquoi pas des philosophes by Jacques…

 Dire et ne rien dire by Jacques Bouveresse (z-l…

 La voix de lâme et les chemins de lesprit dix …

 Essais Wittgenstein les sortilèges du langage…
Le lun. 12 avr. 2021 à 12:53, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :

Le jeu. 11 mars 2021 à 01:20, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :

Le mer. 10 mars 2021 à 15:56, M E <ernst.m2@gmail.com> a écrit :
Ooh merci beaucoup Jacques.Là tu nous fais très plaisir.Amitiés Monique Le mer. 10 mars 2021 à 15:16, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :

Le mer. 10 mars 2021 à 11:03, M E <ernst.m2@gmail.com> a écrit :
Merci Jacques d’avoir pensé à ma demande de janvier.Je viens de retrouver le mail que je te transferts en direct.Amitiés Monique ———- Forwarded message ———
De : M E <ernst.m2@gmail.com>
Date: sam. 16 janv. 2021 à 11:45
Subject: Re: Hayek, Boudon, Bronner
To: jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com>

Merci JacquesNous en profitons pour te présenter nos meilleurs voeux 🎊
Et pour te demander : as-tu accès aux articles de la publication Le débat (Gallimard) ?Nous aimerions avoir 4 articles sur la post-verité de Marcel Gauchet, Gil Delannoi, Philippe Reynaud et Ran Halevi ( Le débat no 197 nov 2017)…Si tu les as, cela nous ferait plaisir de les lire après l’article de Jacques Ranciere sur la fin de Trump (AOC).Amicalement Marcel et Monique 
Le sam. 16 janv. 2021 à 11:01, jacques Hoarau <jhoarau.ar@gmail.com> a écrit :

Un livre dont il a été question dans Suffren.

La représentante Liz Cheney, républicaine du Wyoming, a embrassé sa chute avec défi, se proposant comme un récit édifiant au sein de son parti.Crédit…Stefani Reynolds pour le New York Times
11 mai 2021

La représentante Liz Cheney du Wyoming a prononcé un dernier débat provocateur quelques heures avant de faire face à un vote pour la purger de la direction républicaine de la Chambre pour sa répudiation ouverte des mensonges électoraux de l’ancien président Donald J. alors que son parti aidait les tentatives de M. Trump de saper la démocratie.
Mme Cheney, qui fait face à un vote mercredi matin qui est presque certain de réussir à l’évincer du poste n ° 3 des républicains de la Chambre, a déclaré mardi que la nation était confrontée à une menace «jamais vue auparavant» chez un ancien président qui a provoqué l’attaque du Capitole du 6 janvier et qui «a repris ses efforts agressifs pour convaincre les Américains que l’élection lui avait été volée».
«Rester silencieux et ignorer le mensonge enhardit le menteur», a déclaré Mme Cheney. «Je ne participerai pas à cela. Je ne vais pas m’asseoir et regarder en silence, tandis que d’autres mènent notre parti sur une voie qui abandonne l’État de droit et se joint à la croisade de l’ancien président pour saper notre démocratie.
Le côté remarquable du républicain du Wyoming a illustré sa réponse impénitente à l’effort de la détrôner. Elle a présenté son expulsion presque certaine des rangs de direction comme un «tournant» pour son parti et a dit à ses alliés que le poste de direction ne valait tout simplement pas la peine d’avoir si cela l’obligeait à mentir.

Plutôt que de se battre pour conserver son poste, Mme Cheney a embrassé sa chute , s’offrant comme un récit édifiant dans ce qu’elle décrit comme une bataille pour l’âme du Parti républicain. Soulignant ce cadrage mardi soir, Mme Cheney portait une réplique de l’épinglette du drapeau de combat de George Washington alors qu’elle parlait à la Chambre.
Ancienne fonctionnaire du Département d’État, Mme Cheney a invoqué les parallèles entre ce qui s’est déroulé au Capitole le 6 janvier et son travail dans les pays autoritaires pour expliquer pourquoi elle était si déterminée à condamner publiquement la tentative d’insurrection.
«Ceux qui refusent d’accepter les décisions de nos tribunaux sont en guerre avec la Constitution», a déclaré Mme Cheney. «Notre devoir est clair. Chacun de nous, qui a prêté serment, doit agir pour empêcher l’effondrement de notre démocratie. Ce n’est pas une question de politique. Ce n’est pas une question de partisanerie. Il s’agit de notre devoir en tant qu’Américains. »
En remplacement du républicain du Wyoming, les dirigeants se sont unis derrière la représentante Elise Stefanik de New York, une ancienne modérée dont la fidélité à M. Trump et le soutien de son faux récit d’une élection volée lui ont valu un large soutien de la part du parti. fichier que Mme Cheney, en tant que conservatrice de longue date, ne commande plus. Il représente un arc remarquable pour Mme Cheney, la fille d’une dynastie conservatrice dont on parlait autrefois en tant que future présidente de la Chambre et qui est maintenant sur le point d’être reléguée dans le désert politique.

7Catie Edmondson est journaliste au bureau de Washington et couvre le Congrès. @CatieEdmondson

Les États-Unis ont tout intérêt à provoquer une crise en Asie-Pacifique

J’ai pensé que cet article de Courrier international pourrait t’intéresser : https://www.courrierinternational.com/article/vu-de-chine-les-etats-unis-ont-tout-interet-provoquer-une-crise-en-asie-pacifique Premier dirigeant étranger à s’être rendu [le 16 avril] aux États-Unis pour y rencontrer le nouveau président Joe Biden, le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga, a abordé avec ce dernier de nombreuses questions, dont celle de la concurrence stratégique avec la Chine. Peu auparavant, le gouvernement Biden avait dépêché à grand renfort médiatique une délégation d’anciens hauts responsables américains à Taïwan [en rupture avec la politique américaine d’absence de contact direct avec Taïwan]. Il a récemment envoyé à plusieurs reprises des navires de guerre américains en mer de Chine méridionale. Il ne cesse d’encourager ses alliés européens à déplacer le théâtre […]